Parole d’adhérent : Stéphanie Lévêque

“Tout le monde tâtonne, les expériences des uns nourrissent celles des autres”

Stéphanie Lévêque, Coordinatrice du Pôle Ateliers-Chantiers d’Insertion, Penthièvre Actions, Lamballe.
Association d’insertion. Environ 70 salariés, 3 pôles : Logement, Autonomie sociale, Ateliers-Chantiers d’insertion (environnement, bâtiment, lingerie, ressourcerie).

Comment allez-vous ?

Notre activité ACI (Ateliers-Chantiers d’Insertion) est au ralenti mais l’ensemble des équipes, salariés, encadrants et conseillère socioprofessionnelle, va bien. Suite à l’annonce gouvernementale, les salariés sont en chômage partiel, depuis le 17 mars, et certains encadrants en télétravail. Le Pôle Autonomie sociale est fermé, on ne peut organiser les activités. Le Pôle Logement est en veille afin d’accompagner au mieux les personnes accueillies. Depuis le 20 avril, l’équipe Environnement à Plurien a repris partiellement, en demi-équipe, pour celle de Lamballe ce sera début mai et nous étudions la possibilité de reprise pour les autres équipes.

Comment gérez-vous la situation ?

Depuis le début, nous avons des contacts réguliers avec nos salariés, pour prendre de leurs nouvelles car certains sont éloignés et sans famille, mais aussi pour leur donner des informations. Pour l’équipe Environnement qui a repris ce lundi, chacun a ses propres outils, le transport est adapté. Nous avons fait 2 équipes de 4, une le matin et une l’après-midi. Les déplacements se font deux personnes par véhicule, un conducteur et le passager à l’arrière. Il faut éviter la promiscuité, utiliser masques, gants, gel hydro-alcoolique. La désinfection des véhicules fait l’objet d’une attention particulière.

Quels sont vos besoins ?

Ils concernent surtout le gel hydro-alcoolique, les masques, et les visières. Le gel provient d’une entreprise de Broons, Sanital, et les masques sont commandés à l’entreprise Noret de Saint-Denoual. Nous échangeons des informations avec les réseaux auxquels nous appartenons, comme notamment Chantier-École, la Fédération des Acteurs de la Solidarité (FAS), ou encore le Réseau National des Ressourceries. Tout le monde tâtonne, les expériences des uns nourrissent celles des autres, nous réfléchissons à plusieurs. On le faisait déjà mais la période l’intensifie. Plutôt que d’agir seul, nous le faisons en collectif.

Quid de l’après ?

En interne, nous allons poursuivre le travail sur l’hygiène et la capacité à maintenir la vigilance sur les gestes barrières avec nos salariés. Une question se pose pour la ressourcerie et Linge Service : comment gérer le flux de l’activité sans frustrer la clientèle tout en garantissant la sécurité de tous ? On y travaille.